Paul Collomb (Oyonnax (ain) 1921)
Né à oyonnax dans l'ain en 1921, il étudiera, dès l'âge de 17 ans, le dessin à paris. il est à la ruche à la libération, époque où il rentre à l'ecole nationale des beaux-arts dans l'atelier de souverbie. en 1950, il obtient le premier second grand prix de rome et l'année suivante le prix fénéon. il passera ensuite un an à la casa velasquez à madrid et en 1953, il sera pensionnaire de la maison descartes à amsterdam. ensuite ce sont les nombreuses expositions en france et à travers le monde, la fréquentation des grands salons parisiens (dès 1947 pour certains) et une consécration nationale et internationale qui se traduit par des invitations d'honneur dans les salons ou un prix prestigieux en corée, décerné pour la première fois à un occidental. paul collomb est un "terrien". ce n'est pas nous qui le désignons ainsi, mais le grand critique que fut george besson quand il découvrit p. c. et quelques-uns de ses amis : jacques petit, genis, bardone. ce que besson voulait souligner, c'est que, terrien, p. c. l'était par le profond attachement qu'il a toujours porté à son pays d'origine, à ses montagnes [les alpes et le jura], par cette volonté de ne jamais perdre le contact, confondu avec ce que nous pourrions nommé "le chant intérieur", avec la nature dans toutes ses phases et ses métamorphoses. p. c. est un artiste qui a quelque chose à voir avec les moines de saint-bernard : comme eux, il montre un manque d'intérêt pour tout ce qui n'est pas l'essentiel. il a commencé par refuser à pactiser avec le siècle, il en a repoussé les honneurs : homme de réflexion et de sagesse, il sait trop, il savait d'instinct, combien les distinctions honorifiques sont factices. l monde qui existe le seul monde qui existe pour lui est celui dans lequel l'homme a sa place, même s'il garde bien en mémoire que notre destinée est brève, p. c. veut garder, graver au fond de ses prunelles, puis traduire en peinture, ces notes qui se perdront très vite dans nos oublieuses mémoires. bertrand duplessis, snpmd, paris 1986